Internet progresse, les médias traditionnels décrochent…
24 août 2010 | Romain Louis | Aucun commentaire Médias

Les investissements des annonceurs en France, dans les différents supports de communication, ont représenté 29,8 milliards d’euros en 2009, soit 8,6 % de moins qu’en 2008. C’est ce que l’on appelle une belle gamelle ! Aucun vecteur – sauf l’internet – n’a été épargné par cette baisse sans précédent, qui fait suite à une année 2008 elle-même en retrait par rapport à 2007 (- 1,4 %). A quel moment les médias traditionnels, mass médias ou push, vont-ils décrocher ? Les premiers mois de 2010 semblent dessiner les prémices d’une reprise qui promet cependant d’être lente, tant le repli récent a été fort. Si les investissements des annonceurs ont représenté jusqu’à 2,06 % du PIB national en 2000, le chiffre de 1,55 % atteint en 2009 correspond au plus bas niveau depuis plus de vingt ans, près de 25% de baisse en 10 ans malgré le décollage vertigineux de l’internet.

L’internet représente désormais près de 10 % des investissements des annonceurs et a été en 2009, grâce aux liens sponsorisés (+ 9 %), le seul vecteur à progresser parmi l’ensemble des autres médias.
En 2009, les recettes de l’internet sont estimées à 2,11 milliards d’euros nets, soit une progression de 6 % par rapport à 2008, principalement due à celle des “liens sponsorisés” (40,1 % du chiffre d’affaires en ligne, en hausse de 10 %). La publicité sur les mobiles, encore limitée (1 % du total), connaît une forte progression (+ 30 %).
Malgré un fort recul de ses investissements, la France est devenue le 5e marché publicitaire médias du monde en 2009, à la place du Royaume-Uni. Les recettes nettes des médias par habitant y sont cependant moitié moins fortes qu’aux Etats-Unis (144 € vs 286 €). C’est en France (30,7 %) et en Allemagne (29,9 %) que la part de la télévision dans les recettes des médias est la plus faible (moyenne 10 pays : 41,6 %).
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